La petite préposition « malgré » semble défier les règles de grammaire pour beaucoup de scripteurs. Est-ce qu’on écrit « malgré » ou « malgrés » ? La confusion est humaine, d’autant que certains dictionnaires anciens mentionnaient des formes aujourd’hui disparues. Spoiler : une seule orthographe est correcte, et elle ne change jamais, même au pluriel.

Orthographe correcte : malgré · Invariable : oui, sans s · Nature grammaticale : préposition · Synonymes principaux : nonobstant, en dépit de · Erreur courante : malgrés

Aperçu rapide

1Faits confirmés
2Ce qui reste incertain
  • Règles en français belge ou africain non documentées exhaustivement (Stéphane Côté)
  • Statistiques précises sur la fréquence d’erreur « malgrés » dans les corpus modernes (Stéphane Côté)
3Évolution historique
  • Formes anciennes : maugre, mal-gré, maulgré, maugré (QuillBot)
  • Fixation moderne en « malgré » depuis le français classique (QuillBot)
4À retenir
  • « Malgrés » avec un « s » n’existe pas (La culture générale)
  • Ne jamais confondre avec « mal gré » (deux mots) qui signifie « contre sa volonté » (BDL OQLF)

Le tableau ci-dessous synthétise les attributs essentiels de la préposition « malgré ».

Attribute Valeur
Forme singulier/pluriel malgré
Nature préposition
Étymologie mal + gré (du latin gratus)
Synonymes nonobstant, bien que
Traduction anglaise despite

Est-ce que malgré prend un s ?

Non, et c’est une règle absolue. La préposition malgré s’écrit sans « s » final, quelle que soit sa position dans la phrase. Cette invariabilité est propre à toutes les prépositions françaises : elles ne changent ni au féminin ni au pluriel (Stéphane Côté). L’ajout d’un « s » à la fin de « malgrés » constitue donc une erreur orthographique qui n’a jamais été consacrée par l’usage correct.

Règle d’invariance

Concrètement, cela signifie que vous écrivez « malgré la pluie » au singulier et « malgré les pluies » au pluriel — la forme reste identique. Le Projet Voltaire confirme que « malgré » ne prend jamais de « s » (Projet Voltaire). Cette règle s’applique sans exception, même dans des contextes soutenus.

Exemples d’usage

Voici quelques phrases correctes qui illustrent l’utilisation de malgré : « Malgré le mauvais temps, nous sommes sortis », « Malgré ses efforts, il a échoué », « Malgré tout, nous garderons espoir ». À l’inverse, « malgrés ses efforts » serait une forme fautive (La culture générale). Notez également qu’aucune liaison n’est prononcée devant une voyelle : on dit « malgré une toux » sans faire entendre le [z] de liaison (OrthographIQ).

L’astuce mnémotechnique

« Malgré » vient de « mal » + « gré » — aucun des deux composants ne porte de « s », donc le mot composé non plus. Une règle simple pour retenir définitivement.

Malgré ou malgrés : lequel choisir ?

La réponse est sans appel : seul malgré existe en français standard. La forme « malgrés » est une erreur courante qui résulte probablement de l’analogie avec d’autres prépositions terminées par un « s » (La culture générale). Cette confusion est compréhensible, mais elle reste une faute à corriger systématiquement.

Origine de la confusion

L’erreur « malgrés » tire probablement son origine de la présence du « s » dans la finale de certaines prépositions françaises comme « sous », « sus » ou « près ». Les locuteurs y voient un pattern graphique et l’appliquent à « malgré ». Paradoxalement, le Trésor de la langue française ne reconnaît aucune forme avec « s » (LanguageTool). D’autres formes fautives existent aussi : « malgrè », « malgrès » (LanguageTool).

Conseils pour éviter l’erreur

  • Pensez à l’étymologie : « mal » + « gré » = « contre la volonté » ou « en dépité de »
  • Rappelez-vous que les prépositions françaises sont toutes invariables
  • Utilisez « malgré » comme vous utiliseriez « nonobstant » — aucun des deux ne prend de « s »
En résumé : Le choix entre « malgré » et « malgrés » est tranché une fois pour toutes. Les rédacteurs et scripteurs doivent retenir que seule la forme sans « s » existe. Pour les apprenants du français, cette règle s’inscrit dans une logique plus large : les prépositions sont invariables. Un réflexe à cultiver face à l’incertitude orthographique.

Ce principe d’invariance s’applique uniformément, quel que soit le contexte stylistique ou le niveau de langue.

Comment s’écrit « malgré » au pluriel ?

Vous l’aurez compris : malgré s’écrit exactement de la même manière au pluriel qu’au singulier. Cette règle peut surprendre pour les francophones qui ont l’habitude de voir les adjectifs et certains noms varier au pluriel. Pourtant, comme toutes les prépositions, « malgré » refuse toute variation morphologique (Projet Voltaire).

Pluriel invariable

Voici des exemples concrets : « malgré les difficultés », « malgré les obstacles », « malgré les risques ». Dans chaque cas, le nom qui suit « malgré » est bien au pluriel, mais la préposition elle-même reste inchangée. LanguageTool confirme cette règle sans ambiguïté (LanguageTool). Pour vérifier, remplacez « malgré » par « en dépité de » : la structure reste la même.

Autres mots similaires

Plusieurs mots français suivent cette logique d’invariance au pluriel. C’est le cas notamment de « crainte » qui donne « je crains » mais s’écrit toujours sans « s » au pluriel, ou encore de « Conjont » dans certaines acceptions. Ces exceptions morphologiques méritent d’être connues pour éviter les confusions (MerciApp).

Point de grammaire

« Malgré » se construit toujours avec un nom ou un pronom, jamais directement avec un verbe. Pour introduire une proposition, on utilisera « bien que » ou « quoique » à la place de « malgré que ».

Cette contrainte syntaxique élimine d’emblée les constructions fautives comme « malgré que je sache » en contexte courant.

Quels sont les 3 mots qui ne changent pas au pluriel en français ?

Si malgré fait partie des mots invariables, il coexiste avec d’autres exceptions notables dans la grammaire française. Parmi les cas les plus fréquemment évoqués, on cite souvent une liste de trois mots qui ne prennent pas de « s » au pluriel alors qu’on pourrait s’y attendre.

Liste des exceptions

La liste classique des exceptions invariables au pluriel comprend malgré, craint (dans certains usages) et conjoint (dans des contextes spécifiques). Cette classification varie selon les sources et les grammaires considérées. L’Office québécois de la langue française (OQLF) confirme que ces formes présentent des particularités orthographiques dignes d’attention (BDL OQLF).

Malgré dans ce contexte

Le fait que « malgré » appartienne à cette catégorie d’exceptions renforce l’importance de connaître sa règle d’invariance. Cette préposition est régulièrement interrogée dans les tests d’orthographe précisément parce qu’elle défait les attentes habituelles des locuteurs (Projet Voltaire). Une fois comprise, la logique devient évidente : préposition = invariable.

Malgré est-il un adverbe ou une préposition ?

Malgré est clairement une préposition, et non un adverbe. Cette distinction grammaticale est essentielle pour l’utiliser correctement dans vos phrases. Contrairement à un adverbe qui modifierait un verbe, un adjectif ou un autre adverbe, la préposition « malgré » introduce un complément qui modifie le sens de l’ensemble de la proposition (La culture générale).

Nature grammaticale

Étymologiquement, « malgré » provient de la contraction de « mal » et de « gré » (du latin gratus, signifiant « reconnaissant » ou « agréable »). Cette origine explique sa fonction prépositive : il exprime la concession, c’est-à-dire un contraste entre deux éléments de la phrase. Le Groupe Réussite confirme que seul « malgré » est correct grammaticalement (Groupe Réussite).

Usage comme préposition

La construction typique est « malgré + nom/pronom » : « malgré la pluie », « malgré lui », « malgré eux ». Vous noterez qu’aucun autre mot ne s’intercale entre la préposition et son complément. Si vous êtes tenté d’ajouter « de » après « malgré », c’est que vous confondez probablement avec « en dépité de » (La culture générale). D’ailleurs, « malgré » peut suivre des pronoms démonstratifs : « malgré cela », « malgré tout ».

L’homophone à connaître : « mal gré »

Il existe un homophone important à ne pas confondre avec malgré : mal gré, écrit en deux mots séparés. Cette locution adverbiale signifie « contre sa volonté » et s’utilise dans des expressions figées. L’OQLF (Office québécois de la langue française) rappelle que la distinction entre ces deux formes est essentielle en français québécois (BDL OQLF). Pour en savoir plus sur ce prequel, consultez Outlander Blood of My Blood préquel.

Exemples différenciés

  • « Malgré lui, il a souri » → en dépité de lui-même, il a souri
  • « Tout à fait mal gré lui » → contre sa volonté, malgré lui

La nuance est subtile mais importante. Dans le premier cas (un seul mot), on exprime une concession : « bien qu’il n’en ait pas envie, il a souri ». Dans le second cas (deux mots), on insiste sur le fait que la personne a agi contre son vouloir profond (BDL OQLF).

Attention aux homophones

Cette confusion entre « malgré » et « mal gré » est particulièrement fréquente à l’oral, où les deux expressions se prononcent de manière identique. À l’écrit, seule la vigilance permet de respecter la norme grammaticale.

Projet Voltaire (Plateforme orthographe de référence)

« Malgré », qui signifie « en dépité de », est invariable et ne prend jamais de « s ».

LanguageTool (Outil de correction linguistique)

On écrit toujours malgré, sans « s ». Les formes « malgrés », « malgrè » ou « malgrès » sont incorrectes.

BDL OQLF (Banque de données linguistiques du Québec)

« Mal gré » (en deux mots) et « malgré » (en un mot) sont des homophones qui expriment des sens différents.

Synonymes et expressions voisines

Pour varier vos formulations, sachez que malgré possède plusieurs synonymes directs. « En dépité de » est le plus courant, suivi de « nonobstant », plus soutenu, et « contre toute attente ». Ces alternatives vous permettront d’enrichir votre vocabulaire tout en respectant les mêmes règles grammaticales (MerciApp).

Varier pour mieux écrire

Dans un texte littéraire ou soutenu, ez « malgré », « en dépité de » et « nonobstant » pour éviter les répétitions. Le sens reste identique, mais le style gagne en richesse.

Lecture connexe: définition d’« en amont » · « Montjoie Saint Denis »

Sources supplémentaires

youtube.com, quillbot.com

Couverture connexe: en terme de ou en termes de fördjupar bilden av En Terme De – La Bonne Orthographe Expliquée.

Questions fréquentes

Quelle est la définition de malgré ?

Malgré est une préposition qui signifie « en dépité de ». Elle introduit un complément qui s’oppose à l’action principale de la phrase. Par exemple : « Malgré la pluie, nous avons pique-niqué » signifie que la pluie, bien qu’elle aurait pu empêcher le pique-nique, ne l’a pas fait.

Quel est le synonyme de malgré ?

Les synonymes directs de « malgré » incluent « en dépité de », « nonobstant » (plus soutenu) et « contre toute attente ». L’expression « bien que » peut aussi fonctionner dans certains contextes, mais elle introduit une proposition plutôt qu’un nom.

Malgré en anglais se dit comment ?

« Despite » est la traduction anglaise la plus proche de « malgré ». On peut aussi utiliser « in spite of » pour exprimer la même idée de concession. Exemple : « Despite the rain » = « Malgré la pluie ».

Pourquoi écrit-on parfois Malgres ?

L’erreur « malgrés » vient probablement de l’analogie avec d’autres prépositions terminées par « s ». Cependant, cette forme n’existe dans aucun dictionnaire de référence et constitue une faute d’orthographe à éviter absolument.

Malgré est-il un verbe ?

Non, « malgré » n’est pas un verbe. C’est une préposition invariable qui fonctionne comme un mot-outil pour introduire un complément. Elle ne se conjugue pas et ne porte jamais de marque de pluriel ou de féminin.

Quand utiliser malgré dans une phrase ?

Utilisez « malgré » pour exprimer une concession, c’est-à-dire un fait qui s’oppose à ce qu’on pourrait attendre. La structure est toujours « malgré + nom/pronom » : « malgré le froid », « malgré eux », « malgré tout ».

Y a-t-il des homonymes de malgré ?

Oui : « mal gré » (en deux mots) qui signifie « contre sa volonté ». À l’oral, ces deux expressions sont homophones, mais à l’écrit, elles se distinguent par leur composition. Cette nuance est particulièrement importante en français québécois.